Le point de départ

Le site de Stellantis à Kenitra exploite plusieurs cellules robotisées dont l'accès doit être maîtrisé sans devenir un frein à l'exploitation. C'est le dilemme classique de la protection de zone : un périmètre trop rigide finit contourné, un périmètre trop permissif ne protège plus.

Six cellules devaient être équipées, chacune avec ses propres contraintes d'accès : fréquence des interventions, gabarit des pièces à charger, position des armoires et des réseaux.

Ce que le cahier des charges imposait

La conformité aux exigences de sécurité machine constituait le socle non négociable : distances de sécurité respectées, accès contrôlés, verrouillage cohérent avec l'état de la cellule.

Au-delà, deux exigences d'exploitation ont pesé sur la conception. La première concerne la maintenance : les interventions courantes devaient rester rapides, ce qui suppose des accès dédiés plutôt qu'un unique portillon obligeant à traverser toute la cellule. La seconde concerne la visibilité : les opérateurs devaient pouvoir suivre le fonctionnement de la cellule depuis l'extérieur, ce qui a orienté le choix des remplissages.

La solution mise en œuvre

Chaque cellule a été traitée individuellement, à partir d'un même vocabulaire de composants. L'ossature est en profilés aluminium série 45, renforcée aux endroits exposés aux chocs de chariots. Les remplissages alternent grillage et polycarbonate : le polycarbonate là où la visibilité sur le process est utile, le grillage partout ailleurs, pour la ventilation et le coût.

Les accès ont été dimensionnés au cas par cas. Portes battantes pour les interventions fréquentes, portes coulissantes là où le dégagement manquait, panneaux entièrement déposables pour les opérations de maintenance lourde qui n'ont lieu qu'une ou deux fois par an.

Les interfaces destinées aux dispositifs de sécurité — interrupteurs de position, interverrouillage, signalisation d'état — ont été prévues dès la conception des ossatures. C'est un point qui paraît secondaire et qui ne l'est pas : un dispositif de sécurité ajouté après coup sur une clôture non prévue pour le recevoir est toujours moins propre et moins fiable.

Le déroulement du chantier

Le relevé sur site a précédé toute conception : positions réelles des robots, encombrements des armoires, circulations existantes, ancrages possibles au sol. Les six cellules ont ensuite été traitées en série, en réutilisant les mêmes composants d'une cellule à l'autre.

Le montage a été échelonné cellule par cellule, sur des créneaux d'arrêt programmés, de manière à ne jamais immobiliser plus d'une cellule à la fois. Les vérifications de conformité ont été conduites cellule par cellule à la fin de chaque intervention.

Ce que le projet a apporté

Les six cellules sont couvertes à 100 % et répondent au marquage CE, pour un retour sur investissement estimé à 24 mois.

L'indicateur le plus parlant reste l'usage : les accès dédiés ont supprimé les contournements que l'on observe systématiquement quand la protection allonge le trajet de maintenance. Une protection respectée est une protection efficace.